Madame Tallien (Thérésa Cabarrus) – Notre-Dame de Thermidor – Lettre Autographe Signée – 1800

8 vendémiaire an IX

(30_septembre_1800)

Lettre Autographe Signée

Theresa Cabarrus TALLIEN

madame tallien

LA HARPE DE « NOTRE DAME DE THERMIDOR « 

1000

Disponible

Catégorie :

Description

 » LA HARPE DE NOTRE DAME DE THERMIDOR « 

Rare Lettre Autographe Signée comme « Thérésa Tallien  » et non « Caraman »
8 vendémiaire an IX [30 septembre 1800). 1 p.in-8.
« L’aimable Francine m’a promis, frère ingrat, de vous engager à acheter une très
belle harpe de Cousineau (Georges Cousineau et son fils Jacques-Georges,
facteurs de harpes et pianos-forte) à nouvelle mécanique qu’il m’est impossible
de garder parce que la fortune me traite depuis longtemps comme mes anciens
amis. J’ai pensé que, puisque vous avés l’intention d’avoir une harpe, vous donneriez
peut-être la préférence à la mienne; car il doit appartenir à votre coeur d’allier au plaisir
une bonne action et un acte d’obligeance… »
Signé :  Thérésa Cabarrus Tallien
Une des plus fameuses « merveilleuses » du Directoire, Thérésia Cabarrus , après avoir divorcé du marquis de Fontenay, elle devint la maîtresse puis l’épouse de Jean-Lambert Tallien et, grande amie
de Barras, elle connut une période faste.
À nouveau divorcée en 1802, elle acheva ses jours, après un troisième mariage, comme comtesse de Caraman puis princesse de Chimay.

Madame Tallien changea le cours de la Révolution en écrivant à son mari ,Tallien, de sa prison sous la terreur : « Ah quel malheur d’etre aimé par un lache..! »
Tallien devint de fait la cheville ouvrière avec Fouché de la fin impensable de Robespierre .
L’amour , plus fort que la terreur.
Proche de Joséphine , elle fut courtisée par Bonaparte mais le dédaigna, ce qui lui vaudra d’etre proscrit par Napoléon.

(Provenance : collection de l’écrivain Jules de Gères (estampille de la bibliothèque
de son château de Mony , au verso)